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Französische Bücher, Comics und Filme der Romanistik Paderborn

Foto: Stefan Schreckenberg

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Atomium Brüssel Alexandre Laurent

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Le dictionnaire étymologique et cognitif des langues romanes

https://decolar.uni-paderborn.de

1 Préambule

Le DECOLAR est un dictionnaire onomasiologique et diachronique dont l’objet est de décrire l’origine des dénominations des parties du corps humain en quatorze langues et idiomes romans et d’examiner leur genèse.

L’originalité conceptionnelle du DECOLAR consiste en une analyse tri-dimensionnelle de la provenance des unités lexicales: celles-ci découlent de processus sémantiques, morphologiques et stratiques. Les processus sémantiques se montrent à l’état pur dans le changement de sens que subissent certaines formes (1). Les processus morphologiques sont manifestes dans la formation des mots (2). Finalement, les processus stratiques concernent l’emprunt lexical (3).

(1) lt. articulus ‘petite articulation’ → gal. artelho ‘malléole’

(2) cat. garra ‘jambe (partie inférieure au genou)’ → cat. garró ‘cheville’

(3) germ. *hanka ‘hanche’ → it. anca ‘hanche’ Cependant, on rencontre également de nombreux processus combinés, comme le montre l’exemple suivant:

(4) cat. garra ‘jambe (p. inférieure)’ → cat. garró ‘cheville’,

On observe ici deux différences entre l’antécédent garra et son successeur garró: un déplacement par contiguïté (JAMBE→CHEVILLE) et une transformation morphologique par ajout d’un suffixe (garr-[a] →garr-ó). L’objectif essentiel des analyses du DECOLAR est de discerner les bases cognitives des évolutions sémantiques observées. Il ne s’agit donc pas de découvrir de nouvelles étymologies, mais plutôt de regrouper des données déjà recherchées dans un contexte onomasiologique. D’un point de vue cognitif, le corps humain joue un rôle primordial dans la mesure où il peut être considéré comme charnière de la vision anthropocentrique de l’être humain. La méthode d’analyse lexicale diachronique du DECOLAR repose sur le principe de la ‘filiation’, qui découpe le parcours historique des mots en étapes diachroniques, susceptibles d’être décrites de manière précise. En effet, chaque étape comporte trois dimensions au sein desquelles peut se produire un changement.

2 Échantillon des langues

Les analyses du DECOLAR s’étendent sur le latin classique et 14 idiomes romans dans lesquels on cherche la dénomination la plus commune (ou les dénominations les plus communes) désignant un concept donné. La description comprend donc les langues ou les idiomes suivants: •le latin classique ; 3 •les six langues romanes qui disposent d’une norme prescriptive incontestée: catalan, espagnol, français, italien, portugais, roumain;

• le galicien;

• les trois idiomes rhéto-romans: l’engadinois (sous forme de la variété appelée Puter décrite dans HWR, DRG et DRWL), le frioulan (tel qu’il se présente dans PIR et VLF) et le ladin (sous forme de la variété de Mareo décrite dans VM, EWD et LWD);

• les deux principales variétés sardes: le logoudorien et le campidanais (cf. DES, DSI, LEP);

• l’occitan (sous forme de la variété languedocienne ; cf. AL ; DFO ; LAG).

• l’ancien français, étant considéré comme langue romane de plein droit, vu ses fortes divergences lexicales par rapport au français moderne.

Le matériau du DECOLAR se limite pour chacune des langues énumérées ici à une variété bien déterminée. Dans le cas des langues romanes ayant une norme prescriptive incontestée (français, espagnol, italien, portugais, catalan, roumain), il s’agit de la variété standard en vigueur. Pour le galicien, c’est le standard défini par la Real Academia Galega. Dans le cas des autres langues et idiomes, il a fallu se centrer sur une base diatopique et / ou lexicographique restreinte (v. supra les indications entre parenthèses). Dans le cadre donné, il n’a pas été possible d’intégrer les dialectes, les niveaux de langues et les registres, parce qu’ils représentent un champ trop vaste si bien que les aléas de la documentation lexicographique risqueraient de fausser les résultats. Si, par ailleurs, certaines stratégies de dénomination sont très fréquentes au niveau des variétés substandard, elles n’atteignent pourtant que très rarement le niveau de la norme prescriptive ou d’un dialecte supralocal. Vous trouverez une liste des abréviations de toutes les langues qui apparaissent dans la banque de données du DECOLAR sous le menu « Registres ».

3 Réseau conceptuel

L’objectif onomasiologique du DECOLAR est l’analyse de l’origine et de l’évolution des dénominations des parties du corps humain. Cette tâche présuppose (3.1) l’élaboration d’un réseau conceptuel et (3.2) la description univoque de chacun des concepts appartenant à ce réseau.

3.1 Ensembles de concepts

Il est évident que, dans un premier temps, l’étiquette du CORPS HUMAIN n’indique qu’un domaine conceptuel relativement vague. Ce qui reste à définir, c’est la densité du réseau et la délimitation de chacun de ses éléments. Pour ce qui est de la densité, la sélection des concepts doit obéir au principe de la saillance cognitive. Seront étudiés, par conséquent, seuls les concepts accessibles au locuteur moyen et non pas les notions de l’anatomie scientifique. Par ailleurs, cette restriction implique également qu’il ne s’agit pas forcément de concepts universels. Leur extension n’est pas déterminée d’avance, mais reste à délimiter selon la structure des langues particulières de l’échantillon (cf. 1.2). Ainsi, le substantif latin humerus exprimait un concept qui recouvrait l’épaule et la partie supérieure du bras, concept inconnu dans les langues romanes. De même, parmi les langues romanes de notre échantillon, seules l’engadinois et l’ancien français possèdent des lexies (engd. bratscha, a.fr. brace) qui désignent l’ensemble des deux bras. Pour tenir compte de ce genre de phénomènes, l’analyse onomasiologique du DECOLAR traite comme concept tout contenu sémantique exprimé par une lexie dans une langue particulière quelconque (romane, en l’occurrence). En ce qui concerne l’inventaire des concepts enregistrés dans la banque de données du DECOLAR, il faut distinguer

• l’ensemble de tous les concepts enregistrés (T), qui, d’une manière ou d’une autre, entrent en jeu dans la description des évalutions diachroniques. Ils sont au nombre de 1072 au total et de 26 pour le fascicule actuellement publié (19 août 2011).

• l’ensemble des concepts appartenant au domaine des parties du corps (PC). Il s’agit d’un sous-ensemble de T (soit PC ⊂ T). PC comprend 443 éléments au total et 11 pour le fascicule actuellement publié (19 août 2011).

• l’ensemble des concepts lemmatiques (L) qui constituent le réseau conceptuel proprement dit, c’est-à-dire le point de départ onomasiologique du dictionnaire, comme par exemple TÊTE, BOUCHE, LUETTE, PIED, MOLLET, CŒUR, RATE,etc. L est à son tour un sous-ensemble de PC et par conséquent de T (soit L ⊂ PC ⊂ T). Ces concepts sont au nombre de 206 au total et de 4 pour le fascicule actuellement publié (19 août 2011).

3.2 Description des concepts

Afin de circonscrire de manière univoque les concepts délimités selon les principes exposés en 1.3.1, il s’impose de formaliser les paraphrases sémantiques pour éviter d’éventuelles imprécisions et ambiguïtés inhérentes à la métalangue (française) du DECOLAR. Chaque fois que cela paraissait nécessaire, la description du concept, notée en petites majuscules, a été complétée par des indications supplémentaires qui ont la forme suivante :

• X (~ Y)=concept X précisé par une indication synonymique (Y), p.ex. : BASSIN (~ PELVIS)=concept BASSIN précisé par l’indication synonymique PELVIS : il s’agit donc de la partie du corps et non pas du récipient qu’on appelle en français également bassin.

• X (<> Y)=concept X qui fait partie du scénario (Y) p.ex. :PALAIS (<> BOUCHE) = concept PALAIS qui fait partie du scénario BOUCHE : il s’agit donc de la partie du corps et non pas du bâtiment qu’on appelle en français également palais.

• X (▲Y) = concept X subordonné, du point de vue taxinomique, au concept (Y), X étant une espèce de Y. p.ex. : ANNULAIRE (▲DOIGT) = concept ANNULAIRE subordonné au concept DOIGT : il s’agit donc de la partie du corps (c.-à-d. d’un doigt particulier) et non pas de la qualité d’avoir la forme d’un anneau qu’on désigne en français par l’adjectif annulaire.

• <coll>=‘collectif’, p.ex. : DOIGT <coll>= ensemble des doigts •<duel> = ‘duel’ (dualité conceptuelle et non morphologique) , p.ex. : BRAS <duel>= ensemble des deux bras

• <dim> = ‘diminutif’ , p.ex. : OREILLE <dim>

• <aug> = ‘augmentatif’, p.ex. : MENTON <aug>

• <comp> = ‘comparatif’, p.ex. : PETIT <comp>= plus petit

Ces indications permettent d’introduire des distinctions et des précisions là où la métalangue française en tant que telle est ambigüe ou insuffisante. De la sorte, on peut opposer BASSIN (~ PELVIS) à BASSIN (▲RÉCIPIENT) et former un terme univoque pour le concept BRAS <duel>.

Prof. Dr. Paul Gévaudan

Prof. Dr. Paul Gévaudan

Institut für Romanistik > Romanische Sprachwissenschaft - Bereich Gévaudan

Französische und spanische Sprachwissenschaft

Paul Gévaudan
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